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IR ou IS : quel régime fiscal choisir pour sa société ?

Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés : comparaison des deux régimes d'imposition des bénéfices, taux 2026, cas d'usage et option, pour bien choisir.

IR ou IS : quel régime fiscal choisir pour sa société ?

C'est l'une des décisions fiscales les plus structurantes à la création — ou à un tournant — d'une société : imposer les bénéfices à l'impôt sur le revenu (IR) ou à l'impôt sur les sociétés (IS) ? Le choix change tout : qui paie l'impôt, sur quelle base, et avec quelle marge d'optimisation. Décryptage.

La différence fondamentale

À l'IR, la société est « transparente » fiscalement : le bénéfice est imposé directement chez les associés, à proportion de leurs parts, qu'ils le retirent ou non. À l'IS, la société paie elle-même l'impôt sur son bénéfice ; l'associé n'est imposé que sur sa rémunération et ses dividendes.

Le pilotage, clé de l'arbitrage

En résumé : à l'IR, on est imposé sur tout le bénéfice ; à l'IS, on pilote son imposition personnelle via ce qu'on décide de se distribuer. Cette souplesse est l'un des grands atouts de l'IS.

Les taux d'IS en 2026

15 %

taux réduit PME

sur les 42 500 € premiers de bénéfice

25 %

taux normal

au-delà, et pour les sociétés non éligibles

42 500 €

plafond du taux réduit

relevé (contre 38 120 € auparavant)

Le taux réduit de 15 % suppose un CA ≤ 10 M€, un capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. À l'IR, il n'y a pas de taux « société » : le bénéfice suit le barème progressif de l'associé.

IR vs IS : le comparatif

Les grandes différences entre IR et IS
CritèreIRIS
Qui paie l'impôtLes associésLa société
Base imposableTout le bénéfice (retiré ou non)Bénéfice société + distributions
TauxBarème progressif de l'IR15 % puis 25 %
Rémunération du dirigeantNon déductibleDéductible du résultat
DéficitsImputables sur le revenu du foyerReportables sur les bénéfices futurs
Pilotage de l'imposition persoFaibleFort (dividendes/salaire)

Quel régime pour quelle situation ?

  • Début d'activité déficitaire : l'IR peut permettre d'imputer les pertes sur les autres revenus du foyer.
  • Bénéfices réinvestis dans l'entreprise : l'IS est souvent avantageux (on n'est imposé personnellement que sur ce qu'on sort).
  • Faible tranche d'imposition personnelle : l'IR peut rester intéressant.
  • Volonté de piloter sa rémunération et de déduire son salaire : plutôt l'IS.

Option et bascule : prudence

Selon la forme juridique, une société peut être à l'IR par défaut avec option pour l'IS, ou inversement. Attention : l'option pour l'IS est en principe difficilement réversible passé un court délai. C'est une décision à ne pas prendre à la légère.

Le choix IR/IS se simule sur plusieurs années, en intégrant votre rémunération, vos dividendes et votre fiscalité personnelle. C'est un arbitrage clé où nous accompagnons systématiquement nos clients.

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